Artistes 

Florence Salagnac
Dominique Garandet
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Pure produit clermontois, Dominique à toujours peint, ensuite il s'est exercé à la plume. Avec la rubrique "Dans l'atelier des grands peintres", c'est en tant que journaliste qu'il s'est immiscé dans le monde de l'art. En visitant les ateliers d'artistes contemporains tels Jacques Monory, Yan Pei-Ming, ou encore Gérard Garouste il traversa leurs univers se liant d'amitié avec certains.

Mais c'est sa rencontre avec Pierre Soulages qui sera déterminante. La maîtrise du noir et des lumières de Pierre et ses encouragements inspira Dominique pour qu'il décide de transposer son propre monde sur la toile. 

Partant sur des formes abstraites Dominique travaille la matière entre ombre et lumière pour que petit à petit des visages sans nom apparaissent. Ainsi ces figures n'ayant aucun propriétaire, elles deviennent alors des anti-portraits. 

 

"C'est un peu magique. En rajoutant de la matière, je vois surgir comme des fantômes qui apparaissent sur la toile. Une sorte d'armée des ombres." 

 
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Florence dans son atelier

© Courtesy of Florence Salagnac 

Florence Salagnac

Florence Salagnac aurait pu naître au milieu d'un désert de pierres et y trouver matière pour se sustenter toute une vie.

Si elle rêvait d'être une sorcière à l'âge de 5 ans, c'est vers 15 ans qu'elle décide d'abandonner la baguette magique pour utiliser ses dons personnels.

Entre 1986 et 1988, elle fréquente les ateliers artistiques de la ville de  Paris. Elle suit ensuite une préparation aux Beaux-Arts de Paris en 1989, où elle tombe immédiatement amoureuse de la pierre.

Elle rejoint l'atelier Coutelle en 1992 qui confirme son talent de sculpteur.

Là, elle apprend les techniques indispensables à tout apprenti sculpteur : modelage, dessin, modèle vivant et cire. Mais ce qu'elle aime déjà le plus, c'est la taille directe de la pierre.

Au début, elle essaye de rendre les formes aussi réelles que possible, à la recherche de la perfection du détail.

Aujourd’hui, après des années de pratiques, le détail ne l’intéresse plus, ni les trop belles pierres. Sa préférée est le marbre de Bourgogne : une pierre dure et dense aux couleurs chaudes et à la texture douce. Ses teintes beiges sont parfois parsemées de veines ocres. La sculptrice travaille sur la notion de doublement depuis qu'elle a découvert la théorie de Jean-Pierre Garnier-Malet sur le dédoublement du temps.

 
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Jacques Boumendil

Né en 1944 à Marseille

Jacques est passionné par l’image depuis son plus jeune âge. À 12 ans, il créa son propre labo dans un placard de l’appartement familial. 

À 18 ans il frappa à la porte d’une célèbre agence de presse DALMAS.

Tout en continuant ses études d’électronique qui ne l’intéressait qu’à moitié, équipé de son Rolleiflex il assurait avec le photographe Daniel Angéli les arrivées et

départs de personnalités à Orly.

À 19 ans, sollicité par la société « Paris Télévision », satellite de la RTF il abandonne la photo en 1963 pour se consacrer au cinéma et à la télévision naissante où tout était à inventer.

Fort de ses 50 ans d'expérience tant au cinéma qu’à la télévision en qualité de directeur de la photographie, sa passion pour l’image fixe reprend le dessus. D’un esprit curieux et créatif il explore sans cesse de nouvelles techniques.

Aujourd’hui, c’est une série de photos prises à l’occasion du tournage « Pink Floyd Live at Pompeii » en 1971 qu’il a décidé de tirer de l’oubli.

L’année 2021 marquera la date anniversaire des 50ans de ce tournage mythique.

Jacques Boumendil recording David Gilmour with a Mitchell BNC

© courtesy of Jacques Boumendil

 
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Rossella Rossi

Rossella pourrait être la fille spirituelle de KANDINSKY tant elle considère que l’expérience intérieure ne se communique pas et qu’elle nécessite une lecture par chacun. Il est vrai que, comme lui, elle a connu une carrière universitaire, et pratiqué pendant 15 ans la recherche fondamentale au CNRS sur le thème de l’ADN.

De l’Italie à la France et de retour en Italie, elle a simplement déplacé son laboratoire de recherche à son atelier pour poursuivre sa quête des valeurs esthétiques. L’intuition fondamentale en tant que principe demeure, que ce soit en sa qualité de peintre ou de chercheur. Elle est la conscience éveillée et le cœur battant de la fluidité où les corps dépassent leur simple condition matérielle pour rejoindre le monde des esprits libres et hors du temps.

Rossella dans son atelier

 © courtesy of Rossella Rossi

 
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Fateh Moudarres

Née dans un village près d’Alep en 1922, Fateh Moudarres est un homme de cœur. Touché par la vie ordinaire des paysans syriens, il veut porter la parole de leur vie de tous les jours.

 

Influencé par le surréalisme lors de ses études en Europe, il reste attaché à ses 

racines. L’amour qu’il porte aux paysages et au peuple de son pays natal sera un thème fondamental pour ses œuvres. 

Les œuvres de Fateh ont été exposées dans de nombreuses expositions internationales tels que les Biennales de Bahrain, Venise, São Paulo, Seoul et le Caire; le Festival international de l’art à New York et l’exposition des art arabes contemporain à Paris. Ainsi que bien d’autres expositions individuelles.

Grand humaniste, il représente la vision rurale de son pays à travers les changement politique et sociaux de son époque. Il deviendra l’étendard de la modernité en Syrie.

Moudarres continuera la peinture jusqu’au dernier jour de sa vie. Son célèbre atelier dans lequel il a travaillé depuis la fin des années 1970 est devenu, grâce à sa femme Shoukran, un musée et une galerie d’art en 2000: « l’Atelier Fateh Moudarres ». Ce musée existe toujours à Damas et constitue une pierre de taille pavant la route des générations d’artistes à venir.

 
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Gabrielle Thierry

Gabrielle Thierry est une artiste peintre française faisant de la musique son inspiration. Formée en ingénierie spécialisée en Sciences Cognitives et IA, elle décide de se consacrer exclusivement à la peinture en 2002.

 

Gabrielle Thierry se met à recomposer visuellement la musique et, crée ses premières partitions colorées. Elle les expose pour la première fois en 2008 lors d’un colloque international « Musique et Arts plastiques » qui a lieu à la Sorbonne. Cette artiste contemporaine ne cesse de déborder de créativité et de détermination.

Cette artiste est inspirée par les plus grands peintres et compositeurs tels que Ravel, Schubert, Bach, ou Monet. Gabrielle Thierry a eu l’opportunité de

peindre devant les Nymphéas au Musée de l'Orangerie, pour en réaliser une unique série de peintures abstraites, colorées et musicales.

Elle crée à partir des émotions que lui procure la musique, cherchant sur sa palette la couleur des sons. Musique et peinture fusionnent. Elle propose à celle ou celui qui regarde son art d'en découvrir quelques secrets. De par sa vision artistique, Gabrielle Thierry s’inscrit dans la lignée de grands artistes tels que Kandinsky, Kupka, Paul Klee.

La musique est toujours présente et inspire la composition de ses paysages entre figuration et abstraction, le rythme de ses architectures de paris, l'épure de ses harmonies.